L’attachement entre le Hassid et son Rabbi : la révélation unique de l’Admour Hazaken
Ce cours explore une question fondamentale du hassidisme : à partir de quand parle-t-on d’un véritable attachement entre un Hassid et son Rabbi ? En s’appuyant sur un farbrengen historique des hassidim de l’Admour Hazaken en 1784, le cours met en lumière la grande nouveauté apportée par le fondateur de Habad : briser la solitude.
Avant lui, les maîtres et leurs disciples étaient « seuls » — chacun cheminait dans son propre univers spirituel. Le Baal Chem Tov a certes révolutionné le judaïsme en rapprochant les Juifs simples et en affirmant que toute communauté doit accueillir toutes les strates de la société, mais il réservait les enseignements profonds de la Hassidout à une élite. L’Admour Hazaken, lui, a montré comment servir Dieu : en rendant la Hassidout accessible à l’intellect de chacun.
Le cours s’appuie sur les exemples talmudiques de Honi HaMéaguel, de Rabbi Yohanan et Resh Lakish, pour rappeler que la véritable solitude naît de l’absence de quelqu’un avec qui partager ses idées. C’est précisément ce qu’apporte Habad : une union par la tête et par le cœur, fondée sur la compréhension partagée des enseignements.
En lien avec Chavouot, le cours rappelle que la nouveauté du Don de la Torah réside dans le mot Anokhi — « Moi, Je donne Mon âme dans ce que J’écris ». Étudier la Torah du Rabbi, c’est donc s’unir à lui au plus profond. Comme le répétait le Rabbi de Loubavitch : un Hassid n’est jamais séparé de son Rabbi, car la proximité spirituelle transcende la distance physique.