Les histoires hassidiques au cœur de la transmission : autour du Tsema’h Tsedek

Ce cours nous plonge dans la richesse incomparable des récits hassidiques, en suivant le fil d’un passage du HaYom Yom qui ne livre tout son sens qu’à la lumière de tout un univers d’histoires. Trois figures se croisent ici : l’Admour Hazaken (Rabbi Schneor Zalman de Liadi), l’Admour Haemtsaï (Rabbi Dov Ber) et le Tsema’h Tsedek, petit-fils du premier et gendre du second.

Le cours s’ouvre sur une réflexion fondamentale : la place centrale du récit dans la tradition hassidique. Comme le rappelait Rabbi Israël de Roujine, le Saint béni soit-Il Lui-même a commencé la Torah par les histoires des Patriarches avant d’en venir aux lois.

Le passage du jour relate une vision où le Tsema’h Tsedek voit son grand-père l’Admour Hazaken lui enseigner un maamar sur les trois piliers du monde — Torah, prière, tsedaka — puis lui révèle un mystère sur la conception : « C’est ainsi que tu es né, et c’est ainsi que je suis lié à toi par ta mère. »

Pour saisir la profondeur de cet enseignement, le cours déploie plusieurs histoires bouleversantes. D’abord celle de Devorah Leah, mère du Tsema’h Tsedek, qui donna littéralement sa vie pour son père l’Admour Hazaken, en faisant transférer sur elle un décret céleste prononcé contre lui. Puis celle du petit Mena’hem Mendel, futur Tsema’h Tsedek, qui jouait dans la pièce alors que l’Admour Hazaken réservait son discours aux seuls anciens hassidim. À un disciple étonné, Rabbi Schneor Zalman  dit : « Il écoute, et un jour tu verras qu’il écoutait. » Des décennies plus tard, ce disciple entendit le Tsema’h Tsedek répéter ce même maamar — bouclant la boucle d’une transmission mystérieuse.

Le cours évoque aussi la révélation que reçut le Tzemach Tzedek un matin où, ayant interrompu sa prière pour donner de la tsedaka à un boucher dans le besoin, son grand-père lui apparut pour lui dire que c’est précisément ce mérite qui avait permis cette révélation — illustrant la parole du Roi David : Ani betzedek echezeh fanecha (« Moi, par la justice, je verrai Ta face »).

Suivent les épisodes saisissants entourant la succession de l’Admour Haemtsaï : le rêve de Rabbi Nephtali de Dubrovna, dans lequel l’Admour Hazaken lui apparaît et lui dit « Va à Loubavitch », en lui révélant qu’il y aura un Mena’hem présent et un Mena’hem futur ; et le message de Rabbi Israël de Roujine renvoyant ses hassidim à Loubavitch avec le verset Torat Mena’hem Emet — « La Torah de Mena’hem est vérité ».

Le cours montre ainsi que la dynastie hassidique n’est jamais une simple affaire d’héritage : chaque transmission, chaque succession, chaque révélation est calculée d’En-Haut avec une précision infinie. Et le lien si particulier entre le Tsema’h Tsedek et son grand-père l’Admour Hazaken — qui sauta une génération — en demeure l’un des plus beaux témoignages.