La récompense d’une mitsva : la mitsva elle-même
Ce cours explore une question fondamentale : quelle est la véritable place de la récompense dans la Torah ? S’appuyant sur un discours de l’Admour Hazaken prononcé au tout début de son leadershipet enseignait encore des Torot très brèves — le cours développe ce principe central : skhar mitsva, mitsva — la récompense d’une mitsva, c’est la mitsva elle-même.
Pour illustrer cette idée, le cours rapporte une histoire bouleversante autour du chant Anim Zemirot. Un Juif libère un aubergiste de prison ; ce dernier, mort peu après, lui apparaît en rêve et lui propose le choix entre le remboursement de sa dette ou un goût du Gan Eden. Il choisit le Gan Eden. Mais le Rabbi fit une remarque saisissante : ce Juif ne pouvait pas avoir connu l’enseignement du Baal Chem Tov. Car s’il l’avait connu, il aurait choisi l’argent, non par matérialisme, mais pour pouvoir accomplir encore davantage de tsedaka. Quoi de mieux comme récompense d’une mitsva, que la possibilité d’en faire une autre ?
Le cours développe ensuite la distinction entre le keren (le capital) de la mitsva, qui demeure intact pour le monde futur, et les perot (les fruits) que l’on consomme déjà dans ce monde. Chaque mitsva possède sa récompense propre : la cacheroute protège la santé, la pureté familiale bénit le couple, la mezouza protège le foyer. À ce sujet, le cours rappelle l’épisode tragique de l’attentat de Kfar Chabad, après lequel le Rabbi demanda de vérifier les mezouzot — et l’on découvrit autant de mezouzot non casher que de victimes. Le Rabbi expliqua que la mezouza agit comme un gilet pare-balles spirituel pour la personne, où qu’elle se trouve.
Le cours se conclut sur l’histoire émouvante de Reb Shimon, hassid extrêmement pauvre dont la femme et les enfants étaient malades, qui dépensa son peu d’argent pour envoyer en express une lettre à l’Admour Hazaken — uniquement pour réjouir son Rabbi une heure plus tôt. En retour, il reçut une lettre personnelle du Rabbi, sa famille fut guérie, et il reçut une grande prospérité matérielle. Une démonstration éclatante que la récompense de la mitsva, parfois, se manifeste de la façon la plus tangible qui soit.